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LES CHARBONNIERS DE BOIS

Rien ne se perdait en forêt dont 32 ha appartenaient à la commune en 1834. Les charbonniers de bois utilisaient ce que les autres abandonnaient après l'abattage. Pour cuire le bois, ils confectionnaient de petites meules de forme conique. Vers 1880, les charbonniers utilisaient des buses en tôle qu'ils empilaient. Ils surveillaient jour et nuit la cuisson du bois. Une négligence au cours d'une cuisson eut pour résultat un vaste incendie qui a détruit un hectare de bois dans les Bâtis le 26 mars 1856.

La forêt n'offrait du travail que pour les charbonniers et pour les bucherons au nombre de 17 en 1900.

  

              LES SABLIÈRES

On a extrait le sable rue des Friches, à la Montagne et principalement au nord du terrain le long du chemin des Moulins (devenue rue de la Vallée). Une voie de 60 permettait au petit train d'acheminer le sable à l'embarcadère de Pont-Sainte-Maxence. Elle fut démontée en 1920. Les blessures laissées après les extractions sont encore visibles

  

LES AUBERGES - LES HÔTELS

À gauche, l'Auberge du Grand Cerf était à l'origine une Maladrerie. Nommée Auberge Saint-Jacques, elle fut débaptisée à la Révolution. Devenue habitation après la Seconde Guerre mondiale.

À droite, l'Auberge du Vieux Logis qui subsiste encore. Elle est installée dans une ancienne tuilerie appartenant à Tesson. Le four fut sauvegardé par les propriétaires successifs.


En face de la boulangerie, il existait un Hôtel nommé Hôtel du Nord, dont une partie était réservée à une petite épicerie. C'était l'arrêt de la malle-poste et de la diligence qui reliait Pont-Sainte-Maxence à Senlis. En 1995, il fut démoli et remplacé par un immeuble moderne.

LES BARS - LES CAFÉS

À gauche, la Biche au Bois, anciennement nommé le Saint-Sébastien dont la spécialité était le boudin. La salle, qui longe la route de Verneuil, accueillait les danseurs au cours des soirées animées par les Hurier et Hulot. On y assistait aussi aux représentations de marionnettes et de cinéma.

À droite, le bar épicerie nommé " La Bonne Bouteille " qui deviendra le Bar de la Forêt. En 1924, le maire Haloy avait installé le 1er dépôt d'essence et les 1res pompes à leviers. Au fond à gauche on aperçoit La Bonne Cuisine devenue boucherie puis "La Lingère"


À gauche, à Saint-Christophe Le Bon Refuge, après la famille Deaubonne, en dernier il fut tenu par la famille Keerstok. Il est devenu habitation dans les années 50.

En 1928, Madame de Mainbray tenta de faire durer "La Halte des Veneurs" située à l'entrée sud de la rue du Prieuré.

 LA BOULANGERIE

De tout temps, au lieu d'utiliser le four banal, de nombreux foyers cuisaient leur pain, ce qui attira les foudres des prieurs de Saint-Christophe. Après la Révolution, deux boulangeries furent autorisées à faire le pain. Depuis 1895, il ne reste que celle de Pierre Legrand auquel succéda, en 1900, Eugène Desnoyelles,  boulanger et archer de grand talent.

l'Auberge du Grand Cerf
la sablière rue de la Vallée
Les charbonniers aux Bâtis
le Vieux Logis
l'Hôtel du Nord et la diligence
la Bonne Bouteille
la Biche au Bois
le Bon Refuge
la Halte des Veneurs
la Boulangerie

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LE CHENIL DU ROY

Contrairement à certains écrits journalistiques sans valeur historique, les rois avaient leur chenil à Fleurines (et non à Saint-Christophe) à la sortie nord du village en face de l'actuelle rue Berthaud dont le trop-plein de la source, à cette époque, s'écoulait vers les Bâtis et longeait la clôture du chenil. Des actes de 1390 précise que le " Chesnil du Roy " tenait au Grand Chemin de Fleurines à Pont-Sainte-Maxence et au chemin de Brenouille (qui deviendra chemin des Bâtis) ou de Beaurepaire et que certaines exploitations agricoles " aboutaient " au chenil et aux chemins déjà nommés. Qui plus est, durant trois siècles, les différents plans et cartes de vénerie font toujours figurer les mêmes tracés du chenil composé de trois bâtiments. Le 1er, et le plus grand, à l'angle et à gauche du chemin des Bâtis. Le 2e, plus petit, certainement les dépendances du 1er et derrière ce dernier. Le 3e assez éloigné du second et plus à l'intérieur des terres en direction de la forêt. Il a disparu fin du 17e siècle.

Après la Révolution, ces bâtiments appartiendront à Pierre Gentil, tuilier et on n'y relève aucune transformation entre 1700 et 1900.

LES MOULINS A VENT

Quelques documents d'archives nous signalent la présence d'un moulin à vent à Saint-Christophe. Un acte du 28 novembre 1559 nous informe qu'il était assis à Saint-Christophe, tenant aux usages, au milieu du flanc nord de la colline Hermenc. Il appartenait au prieur. Le chemin du moulin (devenu rue de la Vallée) conduisait à ce lieu propice à tous les vents dominants. Nous trouvons encore ce moulin dans un acte de 1669 qui signale que l'appareil est en ruine. Il fut démoli entre 1673 et 1675.

Le second moulin à vent construit sur la Montagne de Sable fut détruit en 1870, comme tous les moulins de la région. Un rapport de police, en date du 21 juin 1816, nous confirme l'emplacement. Au lieu-dit la Cave, on en devine encore l'endroit à quelques mètres du flanc sud de la Montagne de l'Ouye. La végétation a envahi les ruines de la cave de la demeure qu'occupait encore Léon Lavoisier en 1780 et Surmontier en 1850. On accédait au moulin par le Chemin du Moulin, nommé plus tard Chemin des Moulins et par le chemin des Pendus depuis la Cavée Marie Augée, devenue rue des Acacias. Les ravins avant les extractions de sable à cette époque étaient absents du relief.

À droite, on aperçoit au coin du bâtiment une partie de ce qui fut le chenil du Roy. À gauche on accède à la Rue du Puits Berthaud

  

Depuis le carrefour de la rue Pasteur et du Puits des Frièges, on aperçoit au fond la Montagne dénudée où était installé le second moulin à vent