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      LES  VIEILLES RUES DE FLEURINES

La plupart des noms de rue connus avant l'établissement du cadastre nous sont parvenus bien dénaturés. L'orthographe est différente des écritures du Moyen âge. Il est dommage qui plus est qu'au 20e siècle, des noms d'artistes ou d'hommes politiques étrangers à Fleurines viennent gommer nos identités. Certains édiles ont imposé leurs convictions et préférences au détriment de l'histoire locale comme on peut le constater en arpentant les rues du village dont les appellations étaient pourtant chargées de souvenirs du passé.

                    Rue des Frièges

Il s'agissait à l'origine du chemin gaulois qui reliait Crépy à Creil. Cette rue appelée Chemin des Frienches en 1315, Chemin des Friches en 1700, puis rue du Puits des Frièges en 1816, à cause d'une erreur de transcription. C'était la rue des tisserands, du four à chaux.

                  Rue Pasteur

Il y a 1500 ans, c'était un chemin dit des Friches qui reliait le chemin menant au prieuré et la voie gauloise dit des Friches. Nommée rue du Jeu d'Arc en 1890. Le terrain était aménagé à l'est et au milieu de cette rue. Rue Pasteur en 1965

à l'extrème gauche, le château

                 Rue Puits Berthaud

Cette rue doit son nom au puits d'un tuilier qui exerçait à la patte-d'oie au 15e siècle. Longtemps considérée comme chemin de traverse et de liaison Saint-Christophe Verneuil, elle ne fut empierrée que fin du 19e siècle. S'y installèrent trois cultivateurs et quelques artisans menuisiers et peintres.

Près du poteau il existait une épicerie

                Rue de l'Église

Nommée grand chemin de Florines en 1360, rue de l'Église en 1700, rue de la Grande Fontaine en 1794.

C'était la rue des tuiliers, des boulangers et épiciers.  

              Rue des Acacias

Cette rue nommée Cavée Marie Augée en 1794 et rue des Acacias en 1965. On aperçoit la Montagne boisée et le chemin des Pendus.

  

derrière les buissons à gauche il existait un abreuvoir

                La rue du prieuré

Anciennement rue Croix Bonne Cour qui menait à la Croix de Notre Dame de Bon Secours.

  

       Rue du Général de Gaulle

Grande rue en 1480, route Royale en 1700, route des Flandres en 1885, de Paris en 1914 et du Général de Gaulle en 1990.

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Le chemin de Saint-Christophe en 1700, nommé Grand Chemin de Florines en 1360, rue de la Montagne en 1794

Le carrefour formé par la rue du Puits Berthaud et la rue nommée Molière en 1965, anciennement rue de la Montagne Louis en 1797, ruelle de la Mare en 1856.

  

AUTRES RUES et LIEUX-DITS

Avenue du Clos Vert : Chemin de Chancy en 1390, Route de Saint-Pierre en 1600, Avenue du Lavoir en 1850.

Route de Verneuil : Chemin de la Razière en 1530, route de la Raizière en 1841, Chemin de Vaillon en 1880.

Ruelle Ozanne : du nom de Louis Ozanne, le seul habitant des lieux en 1760.

Route des Bâtis : Chemin de Brenouille en 1400, La Voirie en 1420, Chemin de Verneuil en 1500.

Rue de la Vallée : Chemin du Moulin en 1700, Chemin de la Vallée en 1815, Chemins des Vaches en 1850.

Ruelle Maillard : du nom de Regnault Maillart sergent de la forêt d'Halatte en 1390.

La Grand'Cour : désignait la ferme de Noël au XVème siècle.

La Raizière : lieu marécageux où poussaient des roseaux. L'eau y stagnait.

Les Garennes : Lieu où vivaient les lapins.

Les Grouettes : Lieu clôturé où poussait la vigne.

La Courtille : Ce toponyme désignait un jardin clos près d'une maison à Saint-Christophe.

La plus vieille maison

de Fleurines

LE MYSTÈRE de la rue du Puits des Frièges ou rue des Frièges.

À cause d'une erreur de transcription de l'instituteur Halban en 1816, la rue des Friches est devenue rue du Puits des Frièges. Ignotrant cette erreur, certains historiens prétentieux ont pensé ensuite trouver l'origine de "Frièges" dans froid et celui "du Puits" dans un phénomène naturel longuement étudier pas Étienne Meunier géologue qui avait examiné une "tour" apparue au cours de l'extraction du sable derrière le domaine de Charpentier. Cette "tour", que certains assuraient être des vestiges d'une ancienne fortification (???), n'était autre qu'un bloc calcaire façonné par l'érosion!  !!!.


À gauche, la "tour" naturelle de Fleurines, haute de 10m et large de 6 m