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HISTOIRE DE FLEURINES OISE

Nommé Villa nun cupatam Florinas 1061 (charte de Philippe I) Fleurennes en 1260, Flourannes en 1260, Flourines en 1510, Fleurine en Halatte en 1763, Fleurines en Halatte en 1789.

Situations;département : Oise ; arrondissement : Senlis ; canton : Pont-Sainte-Maxence.

Superficie : 1195 hectares. Hauteur au-dessus de la mer : 112 mètres à l'église.

Population : 308 habitants en 1720, 651 en 1820, 5557 en 1921, 1491 en 1994.


Aucun document ne relate de l'existence de Fleurines avant le Xème siècle. L'origine du mot Fleurines ne remonte pas à des temps très anciens. Il tire son nom du mot latin Figula, poterie, (et non pas d'une fleur comme certains l'ont prétendu par facilité) et il n'apparait qu'au XIème siècle sous la forme latinisée Florinas. Fleurines est l'extension de Saint-Christophe. On peut voir ici, ce qu'on voit dans bien des villes, la tendance qu'a la population à se porter vers l'ouest.

Le village s'est construit autour d'un point d'eau (qu'on appela plus tard Fontaine Berthaud puis Grande Fontaine) qui suintait au bas du chemin qui conduisait au Mont-Hermenc et au prieuré. Il était sous la domination des prieurs de Saint-Christophe qui délivraient le droit de paisson.


Les habitants de Fleurines et du hameau devaient au prieur trois deniers et une poule pour chaque pourceau en pâture. En 1411, un accord autorisait le curé de Fleurines à faire paître autant de bêtes qu'il voulait, en payant pourtant deux deniers le jour de Saint-André.

Au mois de mai 1323, le roi Charles IV accorda aux habitants des deux villages le droit de prendre en toute saison, de l'herbe, de ramasser du bois et le droit de paisson pour les chevaux, vaches et cochons.


Les hommes de guerre, qui vivaient le plus souvent de pillage et de rapine, ont commis nombreuses vexations dans notre bourgade. Les Anglais terrorisèrent la population au cours de leur passage en 1359 et 1434. Après un hiver très rude et la peur des Armagnac, les habitants ne purent ensemencer leurs terres. En 1437, la famine et la peste s'étendaient dans toute la région. Pendant la guerre de religion et la ligue, les habitants ont dû abandonner leurs maisons pour se réfugier dans la forêt. En 1588, les ligueurs pillèrent le village avant d'aller à Pont-Sainte-Maxence. Pour conjurer le sort et les fléaux du ciel, en 1620, le curé de Fleurines, Jean Daubin et les habitants, tout vêtus de blanc et portant des croix et des cierges, allèrent prier à la cathédrale de Senlis.


Les prieurs avaient droit de haute, moyenne et basse justice sur toutes leurs terres. Ils en usaient très souvent. Ainsi, en 1333, est condamnée une femme qui était allée vendre à Senlis des cendres provenant du four banal de Fleurines sans la permission du prieur. 1336, amende à Perrin Maillot pour ce qu'il fut pris portant des nèfles des Usages à Senlis pour les vendre.1360, le dimanche 16 mars, amende à Jean Pasturel pour avoir fait garder ses pourceaux en forêt sans l'accord du prieur. 1370, le 6 mai, amende à Jacques Boulet pour avoir vendu du vin au détail avec un pot à mesurer qui ne correspondait pas à la mesure du prieur. On note qu'en 1481, qu'un portier de Saint-Vincent avait été "échellé" le jour de l'Assomption depuis 7 heures du matin jusqu'à la fin de la dernière messe, attendu qu'il était convaincu d'avoir eu en même temps "trois femmes vivantes".

L'échelle était installée sur la place de Saint-Christophe, elle rejoindra ensuite sur la colline voisine, nommée La Montagne, le pilori et la Fourche patibulaire. Cette dernière était un ensemble de deux colonnes de pierre surmontée d'une poutre. Sur cette poutre étaient fixés des crochets où l'on attachait une corde que l'on passait au cou du condamné. Le supplicié y restait pendu plusieurs jours en guise d'exemple, ce qui ajoutait encore à la cruauté d'un jugement le plus souvent peu équitable.

Les prieurs engagèrent de nombreux procès à l'encontre de la gruerie, des tuiliers et des manouvriers. Toutes les sentences étaient rendues en leur faveur aussi bien au sujet des fermages et autres baux que sur les droits en forêt.

La Révolution mit fin à leur suprématie écrasante.

  

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QUELQUES DATES

1480. Réédification des Fourches patibulaires de Saint-Christophe abattues du temps des guerres.

1519. Forte tempête qui a abattu une grande quantité d'arbres dans les Usages depuis la Chaussée de Pontpoint jusqu'au Chêne Brulé.

8 juin 1554. Bail de la Maison du Roy à Pierre Galle, Pierre Noël et Pierre Lavoisier.

1578. Bail à Huchon de la maison du lieu-dit la Maladrerie qui deviendra Auberge Saint-Jacques, puis Grand-Cerf.

26 février 1673. Rassemblement des paroissiens en l'église Saint-Jacques ; les tuiliers s'engagent à verser une aide pour réparer le clocher et le presbytère. (Il est bien mentionné Église Saint-Jacques et non Saint-Gilles comme on persiste à le faire actuellement)

7 mars 1790. Élection du 1er Maire Jacques Havy âgé de 41 ans, marchand tuilier, élu pour deux ans.

18 février 1791. 1re vente des biens nationaux.

Samedi 7 septembre 1791. Est comparu Jean Charton se déclarant adjudicataire des biens du prieuré.

4 octobre 1973. Arrestation de Jean Charton. Il sera guillotiné le 27 juin 1794.

15 septembre 1793. dépose de deux des trois cloches de l'église Saint-Jacques de Fleurines et livraison à Senlis.

23 octobre 1793. Les rues sont débaptisées : la rue de Saint-Christophe devient Grand Chemin, la route Royale est appelée Grande Route, la rue de l'église est nommée rue de la Grande Fontaine. L'église Saint-Jacques est baptisée le Temple de la Raison et celle du prieuré le Temple.

26e jour du 1er mois de l'An 2. Destruction du clocher du prieuré et dépose des cloches pour livraison à Senlis.

30 ventôse de l'An 2 à 14h. Cérémonie de la plantation de trois arbres de la liberté sur la Place de Saint-Christophe.

16 septembre 1870. Fleurines est occupé par les Prussiens.

10 juin 1940, dans l'après-midi. Fleurines est envahi par les Allemands.

31 août 1944 à 13h30, le 1er char américain débouche de la rue de Verneuil. Fleurines est libéré.