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LES GUERRES.

Le 22 septembre 1870, 200 Prussiens pillèrent le village sous prétexte que des francs-tireurs y seraient dissimulés. Comme toutes les cités, Fleurines devait répondre régulièrement aux réquisitions, particulièrement en nourriture.

1914 -1918

La 1re Guerre mondiale ne donna lieu à aucun affrontement dans la plaine de Fleurines. L'occupation allemande aurait pourtant pu se terminer tragiquement s'il n'y avait pas eu l'intervention du maire Auguste Carlier.

Le 7 septembre 1914, en fin de matinée, la compagnie de Ulhans qui avait incendié Creil arrivait de Verneuil pour regagner, en petit groupe, le front de l'Est. Très éméchés aux bars du village, les Ulhans commencèrent à casser tout ce qu'ils rencontraient avec la ferme intention de répéter leur acte criminel. D'un nouveau groupe arrivant sur les lieux, se détacha le capitaine. Il s'adressa à Carlier qui tentait de calmer les excités." Bonjour M. Carlier " lui dit-il. Il s'agissait d'un espion qui avait demeuré à Fleurines quelques années avant de repartir en Allemagne. Son passe-temps favori était de peindre les routes et autres chemins de la forêt. Il avait entretenu des relations amicales avec Carlier et toute la population. Le maire refusa la main qu'on lui tendait et demanda à l'officier, qu'en signe de reconnaissance, Fleurines puisse rester dans l'état où il l'avait quitté. Le 11 septembre 1914, les Zouaves chassaient les Allemands du village.

Pendant quatre ans, Fleurines fut surtout un centre de cantonnement aux soldats revenant du front et aux troupes de renfort.

Il paya un lourd tribut à la guerre. 28 soldats sont morts pour la France.

1939 - 1945

Le 2 septembre 1939, la clocha sonne le glas. C'est la déclaration de la guerre. Les réservistes sont mobilisés. Puis c'est exode. Fleurines est envahi le 10 juin 1940. Des civils meurent sous les bombardements. Les Fleurinois à leur retour connaissent les vexations de toutes sortes, les privations, les réquisitions de toutes natures. Les Autrichiens, premiers occupants, obligèrent les Fleurinois à leur remettre leurs fusils de chasse.

Pourtant, malgré la menace permanente de l'arrestation et de la déportation, il s'est créé un petit groupe de neuf résistants chargé de retarder le trafic de l'ennemi et du renseignement sur les différents mouvements des envahisseurs. Ils appartenaient au groupe 36 de Verberie attaché au secteur sud de Compiègne sous les ordres du capitaine Vaillant.

Trois soldats sont morts pour la France. Un déporté fut assassiné à coup de hache. On compte aussi cinq victimes civiles.

Fleurines est libéré le 31 août à 13 h 30 par la première armée américaine dont le premier char découcha de la rue de Verneuil. La cloche sonna à la volée ; les drapeaux tricolores sortirent de leur cachette. Les Américains défilèrent des heures et des heures dans notre village au milieu d'un délirant enthousiasme, mais ne s'arrêtèrent pas.

Puis sur la place de l'Église, une foule trépidante assista au triste spectacle de la tonte des cheveux réservée aux femmes qui avaient " sympathisé avec l'occupant " ce qu'on appelait "collaboration horizontale".

 Chacun reprit ensuite ses occupations quotidiennes.

  

1914 Les poilus en repos à Saint-Christophe
1917 les prisonniers à Saint-Christophe
31 août 1944 à 1h30, le 1er char débouche de la rue de Verneuil
Le Monument aux Morts égigé dans le cimetière.
Les résistants et leurs prisonniers

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LES MORTS POUR LA FRANCE

Au front : 1914-1918. Charles GENTIL, Alphonse FRIGAULT, Gabriel DARRAS, Alfred FRIGAULT, Ernest THOURET, Charles ANGOT, Joseph GEOFFROY, Florentin BENOIST, Lucien TANTÔT, Alcide HAINE, Léon LAVOISIER, Lucien FOUQUET, Daniel LENAIN, Henry AMYOT, Jules HAINE, Henri HAINE, Edmond LEFÈVRE, Edmond DREMONT, Edmond GRISON, Armand PERRIN, Gilbert LEVASSEUR, Georges HALOY, Georges CARON, Robert DUCHAUFFOUR, Lèon CHAMPION, Émile HURIER.

Au front : 1940-1944. Maurice DESANDERE, Charles FRIGAUX, Charles MASSE.

Victimes civiles : Gaston DUCHAUFFOUR, Olivier ALARGENT,  Adèle DEWAGUET, Clémence FLAMANT, Charles WUIART

En déportation : Georges PIRON de la VARENNE.  

  

Les prisonniers à Saint-Christophe.

Les poilus au repos à Saint-Christophe.

        Le Monument fut inauguré

le 11 novembre 1919 sous la neige.

       Les libérateurs traversant le village.                     Le 1er char débouchant de Verneuil.                 Les résistants et leurs prisonniers.